péril

L'austérité

imposée par nos gouvernements actuels par pure idéologie a un effet direct et concret sur la santé et la sécurité au travail dans tous les secteurs d’activité, privés et publics, chez les femmes comme chez les hommes.

L'austérité

attaque non seulement les conditions de travail des travailleuses et des travailleurs des services publics, elle plombe aussi celles des employées et employés du secteur privé.

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stress

Austérité, précarité et risques pour la santé

Licenciements, insécurité financière, climat social déprimant et perspectives d’avenir bouchées : l’austérité provoque une charge de travail accrue, plus d’incertitude et plus de précarité.

Selon les données d’une enquête majeure sur les conditions de travail et la santé, le risque de subir un accident dépasse les 40 % pour les travailleuses et les travailleurs qui vivent l’insécurité et la précarité.

Quant aux problèmes psychologiques tels que le stress chronique, l’anxiété, la dépression et l’épuisement professionnel — déjà présents chez plusieurs travailleuses et travailleurs en précarité d’emploi —, ils risquent d’augmenter en cette période d’austérité. La détresse psychologique affecte presque une personne sur deux qui vit l’insécurité et la précarité d’emploi.

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La CSN en action pour plus de santé et sécurité au travail

DÈS SA FONDATION, LA CSN A FAIT DE LA DÉFENSE DES TRAVAILLEUSES ET DES TRAVAILLEURS ACCIDENTÉS L’UN DE SES CHEVAUX DE BATAILLE. 

Les congrès de la CSN en 1927 et en 1930 ont réclamé à grands cris une réforme de la loi concernant la responsabilité pour les accidents subis par les travailleuses et les travailleurs, parce que le fardeau de la preuve était sur le dos des travailleurs et que les maladies professionnelles n’étaient pas reconnues. La Loi sur les accidents de travail qui a été adoptée en 1931 innovait sur ces deux points.

DE NOMBREUSES LUTTES SUR LA PRÉVENTION DANS LES MILIEUX DE TRAVAIL ONT ETE MENÉES DANS TOUS LES SECTEURS.

Citons les luttes des employé-es d’Expro et de la Noranda ainsi que celles des travailleuses et des travailleurs des abattoirs qui ont amélioré les conditions de travail et fait avancer la prévention en santé et sécurité du travail.

La grève
de l'amiante
de 1975

a provoqué le déclenchement d’une commis­sion d’enquête, présidée par le juge Beaudry, dont les recommandations ont conduit à l’adoption de l’actuelle loi sur la santé et la sécurité du travail.

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femmes

L'austérité cible davantage la santé et la sécurité des femmes

Austérité sexiste ? Assurément ! L’an dernier, les femmes occupaient près des trois quarts des emplois des secteurs public et parapublic.

Elles sont donc plus affectées par les pertes d’emplois, conséquences du couperet gouvernemental. Celles qui conservent leur emploi composent avec une charge de travail accrue qui augmente les risques d’épuisement professionnel et de détresse psychologique.

Au public comme au privé, rationaliser les heures de travail peut pousser les gestionnaires à augmenter l’exigence de disponibilité à toute heure, minant ainsi la conciliation famille et travail. Des recherches démontrent que le conflit entre le travail et la vie personnelle entraîne des conséquences négatives pour la santé mentale et physique.

Les personnes ayant des niveaux élevés de responsabilités familiales, souvent les femmes, sont plus nombreuses à connaître un niveau modéré ou élevé de détresse psychologique, à vivre des symptômes dépressifs, à subir un accident du travail, à rapporter des troubles musculo-squelettiques (tendinites, bursites, etc.) liés au travail.

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Le secteur privé frappé par l'austérité

Si les réductions budgétaires imposées par les gouvernements forcent le secteur public à réduire ses conditions de travail, le privé ne pourra être épargné.

L’ascendant que le gouverne­ment exerçait sur le privé pour qu’il améliore le sort de son personnel n’opère plus. Quand l’État se donne le droit de sabrer sans ménagement les conditions de travail de ses employé-es, quand il dévalorise leur mission et minimise l’importance de leur rôle auprès de la population, il fournit la légitimité au secteur privé d’en faire autant, sans scrupules. Il favorise l’augmentation du travail précaire, le recours à la sous-traitance et aux agences de location de personnel.

À terme, la santé et la sécurité de toute la main-d’œuvre québécoise risque de se dégrader.

Aussi, l’augmentation des tarifs de toutes sortes (CPE, électricité, etc.), combinée à la diminution des services à la population en santé et en éducation notamment, contribue à l’appauvrissement de chacun. La pression accrue exercée sur l’ensemble des travailleuses et des travailleurs et leur appau­vrissement risquent de les entraîner dans la spirale du surmenage, de la détresse psychologique et de l’intensification du travail, afin de tenter de préserver leur niveau de vie.

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Contexte austère dans le secteur public, terreau à maladies professionnelles

Qu’arrive-t-il quand…

Le personnel de la santé doit assurer les services tout en subissant une autre réforme majeure qui éloigne un peu 
plus les directions d’établissement des besoins réels de la population et des employé-es ?

Le corps enseignant voit augmenter sa charge de travail parce que le personnel de soutien et le nombre de profes­­sionnel-les diminuent ?

Les employé-es de l’État voient leurs collègues les plus expérimentés poussés à la retraite parce que le gouvernement réduit unilatéralement les conditions du régime de retraite ?

Le contexte de travail créé par ces mesures d’austérité et leurs conséquences peut favoriser une augmentation des maladies professionnelles.

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Diminutionservices

La CSN au cœur de la bataille contre l’austérité

NOUS INSPIRANT d’une longue tradition de luttes en santé et sécurité du travail, nous devons nous battre pour défendre et améliorer nos acquis en ces matières, menacés par les politiques d’austérité.

Parce que nous connaissons mieux que quiconque le travail, nous sommes les mieux posi­tionnés pour faire valoir des solutions efficaces afin de diminuer les risques pour notre santé et notre sécurité au travail.

Pour que les effets des mauvaises conditions de travail soient connus et améliorés, il faut déclarer tous les accidents et toutes les maladies du travail.

Collaborer, faire circuler l’information, préciser le rôle et les responsabilités de chacun sont les meilleures solutions pour vaincre le chacun pour soi.

Utilisons la semaine nationale de SST pour mettre en commun nos façons de diminuer la pression et pour nous ressourcer.

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L'austérité
n'aura
pas notre peau

COLLECTIVEMENT, dressons-nous devant l’austérité tant dans le secteur privé avec les fusions, la délocalisation et l’intensification du travail que dans le secteur public et la lutte effrénée au déficit zéro, à l’augmentation des tarifs, à la baisse de la qualité des services et des conditions de travail des employé-es de l’État.

AFFIRMONS HAUT ET FORT : l’austérité n’aura pas notre peau. Ça commence avec la santé et la sécurité du travail. C’est notre mission syndicale de préserver la sécurité, la santé, l’intégrité et la dignité des travailleuses et des travailleurs. Ne laissons pas le rouleau compresseur gouvernemental nous écraser.

Parce que nous connaissons mieux que quiconque le travail, nous sommes les mieux positionnées pour faire valoir des solutions efficaces

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